Pou de San José
Les symptômes
De minuscules écailles rondes gris cendré, de moins de 2 mm, couvrent l'écorce des branches, parfois si serrées qu'elles forment une croûte grise. Autour de chaque piqûre sur les fruits apparaît une petite auréole rouge violacé caractéristique. Les rameaux fortement colonisés se dessèchent, l'arbre s'affaiblit et peut dépérir en quelques années.
Comment le reconnaître
Le pou de San José est une cochenille à bouclier minuscule mais redoutable. Sur l'écorce, cherchez de très petites écailles rondes, gris cendré, à peine 1 à 2 mm, avec un point central plus clair. Quand la population explose, elles se chevauchent et forment un enduit gris rugueux sur les branches. Le signe le plus révélateur se voit sur les fruits : chaque piqûre s'entoure d'un halo rouge violacé, comme une petite tache colorée sur la peau. À la différence du puceron lanigère, blanc et cotonneux, ce ravageur est sec, plat et fermement collé au bois. Sous le bouclier se cache un insecte qui aspire la sève et injecte une salive toxique, ce qui fait dépérir les rameaux.
Que faire maintenant
- Brossez les branches atteintes avec une brosse dure pour décoller un maximum d'écailles, en hiver de préférence.
- Taillez et brûlez les rameaux fortement encroûtés, souvent déjà condamnés.
- En fin d'hiver, avant le débourrement, appliquez une huile blanche ou une huile végétale autorisée en bio, qui asphyxie les cochenilles sous leur bouclier.
- Renouvelez le traitement d'huile pour bien couvrir toute l'écorce, y compris le dessous des branches.
- Favorisez les auxiliaires naturels, notamment les coccinelles et les petites guêpes parasitoïdes, qui régulent efficacement ce ravageur.
- Surveillez les jeunes larves mobiles en début d'été, stade où elles sont les plus vulnérables aux traitements.
Prévenir la prochaine fois
Inspectez régulièrement l'écorce de vos fruitiers, surtout à l'achat : le pou de San José arrive souvent sur de jeunes plants contaminés en pépinière. Écartez tout sujet portant des écailles suspectes. Maintenez les arbres vigoureux sans excès d'azote, taillez pour aérer la ramure et laissez la lumière pénétrer. Préservez la faune auxiliaire en bannissant les insecticides à large spectre, et posez au besoin des bandes-pièges engluées pour repérer tôt les larves mobiles. Un traitement d'huile préventif en fin d'hiver reste la meilleure assurance en verger déjà touché.
Plantes les plus touchées
Questions fréquentes
Le pou de San José est-il dangereux pour l'homme ?
Non, ce ravageur ne s'attaque qu'aux végétaux et ne présente aucun risque pour la santé. Les fruits piqués restent consommables, même si le halo rouge autour des piqûres les rend moins présentables. Le vrai danger concerne l'arbre, qu'une forte infestation peut affaiblir jusqu'au dépérissement.
À quel moment traiter contre cette cochenille ?
Les deux fenêtres les plus efficaces sont la fin de l'hiver, juste avant le débourrement, avec une huile qui étouffe les formes hivernantes, et le début de l'été, quand les jeunes larves mobiles sortent de sous le bouclier et ne sont pas encore protégées. Traiter en pleine végétation sur des adultes bien cachés donne de piètres résultats.
Comment le distinguer d'une simple mousse ou lichen sur l'écorce ?
Mousses et lichens forment des plaques vertes ou grises molles, sans organisation, et se détachent en lambeaux. Le pou de San José, lui, se présente en écailles rondes bien individualisées, dures, avec un point central, fermement fixées au bois. En cas de doute, la présence de halos rouges autour des piqûres sur les fruits confirme le ravageur.
Tous les diagnostics sont sur SOS Potager, et les bonnes pratiques dans les fiches culture.
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