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Maladie

Feu bactérien

Les symptômes

Les fleurs, puis les jeunes pousses noircissent brutalement et se dessèchent comme brûlées par une flamme, tout en restant accrochées à l'arbre. L'extrémité des rameaux atteints se recourbe en crosse, en forme de crosse d'évêque, et prend une teinte brun-noir. Par temps doux et humide, de fines gouttelettes gluantes, blanchâtres puis ambrées, perlent sur les organes malades.

Comment le reconnaître

Le feu bactérien touche les arbres de la famille du pommier et du poirier. Le signe le plus parlant est cet aspect « brûlé » : fleurs, feuilles et jeunes rameaux noircissent d'un coup mais restent en place, comme roussis par un chalumeau. L'extrémité des pousses atteintes se courbe en crosse caractéristique. Regardez de près par temps humide : de petites gouttes visqueuses, d'abord laiteuses puis couleur miel, suintent des tissus malades. C'est ce que ne fait pas la moniliose, qui dessèche aussi les fleurs mais sans exsudat et avec de petits coussinets gris. Le feu bactérien progresse vite, du bout des rameaux vers les grosses branches, laissant une lésion sombre et légèrement enfoncée sur l'écorce.

Que faire maintenant

  • Coupez chaque rameau atteint largement, 30 à 50 cm sous la dernière zone visiblement noircie, en pleine partie saine.
  • Désinfectez la lame à l'alcool ou à l'eau de Javel diluée entre chaque coupe, sinon vous propagez vous-même la bactérie.
  • Brûlez ou évacuez immédiatement les branches coupées : jamais au compost, jamais laissées au sol.
  • Ne taillez pas par temps humide ni en pleine floraison : intervenez par temps sec.
  • Si le tronc ou les charpentières sont atteints, l'arbre est souvent condamné : envisagez l'arrachage pour protéger le verger.
  • Le feu bactérien est une maladie réglementée : signalez une suspicion à votre mairie ou aux services agricoles.

Prévenir la prochaine fois

Surveillez surtout au printemps, pendant et juste après la floraison, périodes les plus sensibles. Évitez les excès d'azote et les tailles sévères qui poussent des rejets tendres, très réceptifs. Limitez les blessures (grêle, taille) par temps doux et humide, portes d'entrée de la bactérie. Choisissez des variétés peu sensibles quand vous plantez, et éliminez les plantes-relais sauvages proches comme l'aubépine ou le cotoneaster. Une inspection régulière des vergers reste la meilleure arme : plus on coupe tôt, plus on sauve l'arbre.

Plantes les plus touchées

poirierpommiercognassieraubépinecotoneasterpyracanthanéfliersorbier

Questions fréquentes

Le feu bactérien est-il dangereux pour l'homme ou les animaux ?

Non, la bactérie responsable ne s'attaque qu'aux plantes de la famille des rosacées à pépins et ne présente aucun risque pour la santé humaine ou animale. Les fruits sains d'un arbre légèrement atteint restent comestibles. Le danger est uniquement pour le verger, car la maladie se propage très vite d'arbre en arbre.

Peut-on soigner un arbre atteint de feu bactérien ?

Il n'existe pas de traitement curatif : aucun produit ne guérit un arbre déjà infecté. La seule action efficace est de couper très largement les parties malades en tissu sain et de désinfecter les outils. Si le tronc est touché, l'arrachage est souvent la seule issue pour protéger les autres arbres.

Dois-je vraiment déclarer le feu bactérien ?

Oui, dans de nombreux pays le feu bactérien est un organisme réglementé de lutte obligatoire. Une suspicion doit être signalée à la mairie ou aux services de la protection des végétaux, qui pourront confirmer le diagnostic. Cette déclaration protège l'ensemble des vergers de votre région.

Tous les diagnostics sont sur SOS Potager, et les bonnes pratiques dans les fiches culture.

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