Prunier
Prunus domestica
L'un des fruitiers les plus faciles à réussir, le prunier se plante d'octobre à mars et produit généreusement de juillet à septembre, avec un entretien minimal.
Semis / plantation : de janvier à mars, de octobre à décembre. Récolte : de juillet à septembre.
La plantation
Plantez le prunier entre octobre et mars, hors gel, idéalement en novembre. C'est un fruitier accommodant qui accepte la plupart des sols, même argileux, pourvu qu'ils soient drainés.
- Choisissez un emplacement ensoleillé, abrité des vents froids pour protéger la floraison de mars-avril.
- Positionnez le point de greffe au-dessus du sol, tuteurez, arrosez copieusement.
- Comptez 5 à 6 mètres entre deux arbres en forme libre.
De nombreuses variétés sont autofertiles, comme la Reine-Claude dorée, la Mirabelle de Nancy ou la Quetsche d'Alsace : un seul arbre suffit alors pour récolter.
La taille
Comme tous les Prunus, le prunier n'aime pas les tailles sévères et cicatrise mal.
- Taillez après la récolte, en fin d'été, jamais en pleine sève montante ni en hiver.
- Contentez-vous de supprimer le bois mort, les branches qui se croisent et les rejets partant du porte-greffe.
- Mastiquez les coupes importantes.
L'entretien
Arrosez les deux premières années, puis uniquement en sécheresse marquée. Paillez le pied. En cas de production très abondante, éclaircissez les fruits en juin en laissant 5 à 7 cm entre chaque prune : vous limiterez la casse des branches et l'alternance d'une année sur l'autre. Surveillez les pucerons au printemps et le carpocapse des prunes, responsable des fruits véreux, que des pièges à phéromones posés en mai permettent de limiter.
La récolte
Récoltez de juillet à septembre selon la variété. Une prune mûre se détache facilement et sa chair souple cède sous une légère pression. Cueillez en plusieurs passages, car les fruits d'un même arbre ne mûrissent pas tous en même temps. Les prunes se conservent quelques jours au frais ; l'excédent se congèle dénoyauté ou se transforme en confiture.
Le matériel utile pour cette culture
De quoi la semer, l'entretenir et la mener jusqu'à la récolte.

Sécateur à cliquet démultiplié

Coupe-branches à crémaillère

Scie d'élagage pliante

Filet anti-oiseaux 4 × 5 m
Questions fréquentes
Quand planter un prunier ?
Le prunier se plante d'octobre à mars, en dehors des périodes de gel, avec une préférence pour novembre en racines nues : la reprise est meilleure et l'arrosage de la première année moins contraignant. Un sujet en conteneur peut se planter jusqu'au printemps, en arrosant régulièrement le premier été. Choisissez un emplacement ensoleillé et abrité des vents froids.
Le prunier est-il autofertile ?
Beaucoup de variétés de pruniers sont autofertiles et fructifient seules, notamment la Reine-Claude dorée, la Mirabelle de Nancy et la Quetsche d'Alsace. D'autres, comme la Reine-Claude de Bavay ou certaines prunes japonaises, produisent davantage avec une seconde variété compatible à proximité. Même pour les variétés autofertiles, la présence d'un autre prunier améliore souvent le rendement.
Quand et comment tailler un prunier ?
Taillez le prunier en fin d'été, après la récolte, entre août et septembre : les plaies cicatrisent mieux et le risque de gommose diminue. Limitez-vous à supprimer le bois mort, les branches qui se croisent et les rejets du porte-greffe, en mastiquant les coupes de plus de 3 cm. Évitez toute taille sévère, le prunier la supporte mal et fructifie très bien en forme libre.
Prunier : les soucis fréquents
- MaladieRouilleDe petites pustules orangées, brunes ou rouille apparaissent au revers des feuilles, souvent en points bien délimités qui laissent une poudre colorée sur le doigt. Le dessus de la feuille montre des taches jaunes en vis-à-vis des pustules. Les feuilles très atteintes jaunissent, sèchent et tombent prématurément.
- MaladieMoniliose des fruitsVos fruits (pommes, cerises, prunes, pêches) pourrissent sur l'arbre en développant des taches brunes qui s'étendent vite. Des cercles concentriques de pustules beiges apparaissent à leur surface. Les fruits atteints se dessèchent, se momifient et restent accrochés aux branches.
- MaladieChancre bactérien des arbres fruitiersSur les branches et le tronc apparaissent des plages d'écorce brune et enfoncée, souvent fissurées, d'où s'écoule au printemps une gomme ambrée et collante. Les rameaux situés au-dessus dépérissent, les feuilles se criblent de petits trous et les bourgeons ne débourrent pas. Les arbres à noyau, cerisier et abricotier en tête, sont les plus touchés.
- CultureGommose des arbres fruitiersDes écoulements de gomme ambrée, translucide ou brunâtre, suintent sur le tronc ou les branches d'un arbre fruitier, surtout cerisier, abricotier, pêcher ou prunier. La gomme durcit à l'air en boules collantes puis vitreuses. L'écorce autour peut se craqueler et la branche concernée perdre de sa vigueur.
- CultureChute prématurée des fruitsDes fruits encore verts ou à peine formés tombent au pied de l'arbre ou du plant, parfois en grande quantité sur quelques jours. La chute peut concerner de tout petits fruits juste après la floraison ou des fruits déjà bien développés en début d'été.
- RavageurPou de San JoséDe minuscules écailles rondes gris cendré, de moins de 2 mm, couvrent l'écorce des branches, parfois si serrées qu'elles forment une croûte grise. Autour de chaque piqûre sur les fruits apparaît une petite auréole rouge violacé caractéristique. Les rameaux fortement colonisés se dessèchent, l'arbre s'affaiblit et peut dépérir en quelques années.
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